Créer en broderie

Une année, un thème

« Et maintenant, je fais quoi ? »

C’est la question rituelle quand un projet arrive à son terme, qu’on est accro à la broderie et qu’on pense déjà au suivant.  

Quel est votre cheminement pour mettre en place un nouveau projet ? Comment trouvez-vous de nouvelles idées ?  

Le chemin le plus simple est l’ouvrage qui sommeille au fond d’un tiroir. Vous savez, le kit sur lequel vous avez flashé lors de votre dernière expo et que vous n’avez pas encore eu le temps de travailler.

 Cependant, créer son ouvrage reste très formateur et gratifiant, surtout à la fin quand on a enfin répondu à toutes les questions que cela engendre.  

Personnellement, je fonctionne souvent ainsi :  

  • 1ère solution : Envie de travailler une technique –> Recherche et travail d’un dessin adapté à la technique –> Mise en patron de l’objet fini qui mettra en valeur la broderie –> Broderie
  • 2ème solution : Idée de l’objet fini –> Mise en patron de l’objet fini –> Définition de l’emplacement et de la grandeur de la broderie –> Travail du dessin –> Recherche de la technique la plus adaptée au dessin –> Broderie
  • 3ème solution : Flasher sur un dessin, une peinture ou une photo –> Travail du dessin –> Recherche de la technique la plus adaptée au dessin –> Recherche et mise en patron de l’objet fini qui mettra en valeur la broderie –> Broderie.  

Pour le projet dont je vais vous parler, je suis plutôt partie avec une nouvelle idée :   choisir un thème pour l’année à venir.

Les têtes de mort mexicaines

Elles sont très à la mode, les jeunes les adorent tandis que les moins jeunes demeurent plus sceptiques.

Comme d’habitude, je suis allée chercher des modèles dans internet. Ils ne m’appartiennent absolument pas et sont le départ de ma réflexion.

L’étape suivante est de travailler à partir des silhouettes de ces crânes sur une feuille de papier en adaptant le dessin à la technique de broderie. Quand le remplissage au crayon à papier est achevé, il reste à poser les couleurs.

Je vous propose de tenter l’expérience de la même façon que je le propose en cours aux élèves. Il s’agit avant tout d’un défi et d’un divertissement personnel.  Si vous le souhaitez, c’est avec plaisir que je publierai vos propositions de dessin lors de la prochaine publication.

Maintenant que vous avez compris le style, éteignez votre ordinateur et travaillez votre propre dessin.

A vous de jouer. Et si le coeur vous en dit, proposez plusieurs dessins.    

Matériel de broderie·Non classé

Réclame ?

Réclame, voilà un mot qui a disparu de notre vocabulaire.

Au cas où une personne de moins de 40 ans lirait cet article, je vous donne la définition du Petit Larousse : « Réclame : Petit article inséré à titre onéreux dans un journal, une publication, faisant l’éloge d’un produit. Synonyme vieilli de publicité.

Tout ça, c’est bien mais il faut tout de même que je vous raconte le pourquoi de ce titre.

Tout commence par la broderie sur laquelle je travaille actuellement : une broche en stumpwork (en 3D si vous préférez) qui représente une fleur travaillée en peinture à l’aiguille avec des fils de soie.

Comme je ne travaille pas souvent au fil de soie, j’ai fouillé dans mes reliques que j’ai récupérées à droite et à gauche… et c’est parti !

Ayant utilisé tout le fil bleu foncé, apparaît la carte avec le nom de l’entreprise qui le commercialisait et un petit laïus.

Et ce laïus m’a tellement interpellée que j’ai eu envie de le partager.

Voilà au moins un message on ne peut plus clair. Cela m’a fait penser au style Arlette LAGUILLER ou Valérie LEMERCIER dans « On ne vous dit pas tout ! ».

Du coup, j’ai voulu en savoir plus sur les fils de soie Au Tailleur et j’ai eu une superbe surprise : l’article publié par « Ouvrages de Dames » au sujet de cette marque de fils de soie. Il est aussi complet qu’intéressant et c’est la seule référence que j’ai trouvée sur ce sujet. Voici le lien pour lire l’article dans son intégralité, il en vaut vraiment le coup :

http://ouvragesdedames.canalblog.com/archives/2018/06/10/36382830.html

Pour les fils de soie anciens, le coeur du problème est de savoir si l’on avait à faire à un fil de soie sans charge (ou encore soie non chargée) ?

En résumé, la soie a la propriété d’absorber facilement la plupart des sels métalliques et, dans les cas extrêmes, on est allé jusqu’à 400 % de charge, ce qui signifie que le teinturier pouvait produire 500 kilos de soie noire avec 100 kilos de soie grège ! Mais bien sûr, les qualités de la soie s’en trouvaient détériorées et sa solidité grandement affaiblie.

Voilà pourquoi Monsieur Vaquez-Fessart met en avant le métrage autant que le poids de son produit et insiste tant sur le fait que sa soie n’est pas chargée.

Après avoir lu ce message pour la première fois, j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une publicité déguisée ou plutôt d’une réclame de l’époque car le but est bien de mettre en avant la supériorité du fil Au Tailleur face aux concurrents mais, au fil de mes recherches, je n’en suis plus si sûre.

Et vous, que diriez-vous ? Réclame ou avertissement bienveillant au consommateur ?

A titre de comparaison, voici la carte des laines St Pierre. Vu la similitude des cartes, je suppose qu’elles datent de la même époque mais je suis incapable de donner plus de précision. Entre les deux guerres peut-être ? Je serais ravie d’en savoir plus si vous avez des infos.

Dans mon élan, j’ai également ressorti les autres cartes de soie ancienne pour savoir si l’on retrouve un message similaire de la carte Au Tailleur…

Tout d’abord, j’ai été surprise par le nombre de marques. Oserais-je émettre un doute quant aux bienfaits de la mondialisation ?

Ensuite, et bien non, pas de mise en garde semblable. Pour les autres marques, je n’ai aucun doute, il s’agit bien de réclame vantant le côté LAVABLE, la TEINTURE LEGERE INALTERABLE, la QUALITE EXTRA LEGERE, la QUALITE SUBLIME.

Finalement, hier, on faisait de la réclame, aujourd’hui, on fait de la pub. Certes le style a radicalement changé mais je reste épatée par la variété de l’offre française. Cela sous-entend aussi un grand panel de brodeuses. Alors à vos aiguilles !

Broderie traditionnelle·Jours d'Angles·peinture à l'aiguille

Partage de fin d’année

Cette difficile année s’achève avec deux évènements que je souhaite vous faire partager.

Peut-être l’avez-vous remarqué, les pages du blog ont été totalement chamboulées pour s’adapter aux changements à venir à partir de septembre 2021.

En effet, je vais créer ma micro entreprise qui s’appellera VALBRODE33 et aura pour objet de transmettre le savoir en broderie. Un atelier verra le jour en septembre à Saint Médard en Jalles à 20 km de Bordeaux. En plus de la broderie, des cours de dentelle aux fuseaux et de couture seront proposés via un système de cours à la carte.

Vous retrouverez toutes ces informations dans les pages en haut du blog avec le Planning des cours et Construisez votre projet.

Le second événement est la clôture de la fin de l’année de broderie.

Pour chacun d’entre nous, cette année a bien évidemment été particulière. Nous avons dû composer avec notre vie personnelle chamboulée, avec des normes de distanciation qui n’ont pas facilité les échanges quand les lieux de cours n’étaient pas tout simplement fermés. Nous avons donc dû nous adapter en mettant en place des cours à distance.

Je dois dire que j’ai grandement apprécié la qualité des échanges qui va bien au-delà de la broderie et qui a apporté un rayon de réconfort inestimable dans le train-train de la morosité. J’ai été épatée par le travail effectué par les élèves lorsque les cours à distance ont été instaurés.

Aujourd’hui, pour bien finir l’année, nous nous sommes retrouvées pour un pique-nique, sans soleil certes, mais sans masque, avec une bonne table et plein d’histoires à partager.

Voici un petit échantillon des ouvrages brodés cette année par les élèves :

Je vous souhaite un bel été avec plein de projets pour l’année à venir.

Broderie traditionnelle

Regards sur la broderie traditionnelle

Aujourd’hui, j’aimerais revenir à mes premières amours, la broderie traditionnelle.

Premières amours parce que c’est la première technique que l’on aborde. Elle permet d’apprendre à broder sur un tambour sous cuisse ou sur pied, ce qui laisse les deux mains libres pour travailler alors autant en mettre une dessous, la main gauche, et l’autre dessus, la droite. C’est sans parler de l’avantage de broder sur un tissu parfaitement tendu qui facilite le travail, optimise la tension des points et évite au tissu de gondoler.

Amours toujours car la broderie traditionnelle offre une grande variété de points qui lui donne un caractère ludique.

D’ailleurs, je vous propose un jeu : Nommez au moins dix points de broderie traditionnelle. Je vous en donne trois pour commencer : le point de tige, le point avant, le point arrière et ? A vous de jouer.

Mélangez tous ces points avec de la couleur et broder devient un moment de concentration pour se vider l’esprit et trouver l’apaisement.

Un autre aspect non négligeable de la broderie traditionnelle est sa capacité à s’adapter à tous les styles, à toutes les époques. Vous pouvez jouer à reprendre un dessin et laisser libre cours à votre imagination quant à la façon de le remplir.

C’est pour toutes ces raisons que je propose toujours aux brodeuses débutantes de commencer par cette technique.

Les photos suivantes sont un aperçu des modèles de broderie traditionnelle proposés en cours.

Le premier sujet est issu du projet Gutenberg, il s’agit d’un motif de feuille du XVIIème siècle initialement prévu pour être travaillé à la laine en broderie Crewel.

Le second modèle est un grand classique qui reprend des motifs floraux et quelques insectes. C’est le sampler qui est le plus complet en nombre de points et permet d’acquérir une bonne autonomie pour travailler sur ses propres projets ensuite.

Le troisième regard est dans l’air de notre temps,  »tendance » est le mot utilisé dans le monde de la mode. Le motif est inspiré des têtes de mort mexicaines. Sans doute en avez-vous croisé en chinant du tissu imprimé pour vos dernières créations.

Ca donne envie, non ? Et si vous saviez combien il existe de variantes pour chaque point. De quoi se régaler.

Au fait, j’allais oublier, voici dix points de broderie traditionnelle :

  • Point de chausson
  • Point de chaînette
  • Point de feston
  • Point de Palestrina
  • Point de noeud
  • Point d’épine
  • Point de mirliton
  • Point de Pékin
  • Point de mouche
  • Point de sable

Après cela, je ne peux que vous souhaiter de passer un agréable moment à broder.

Broderie blanche

Richelieu

Je m’aperçois que dans les précédents articles ICI et LA , j’ai mentionné à plusieurs reprises la broderie Richelieu mais ça ressemble à quoi au juste ?

Je vous propose de commencer par un petit tour d’histoire.

Cette broderie blanche est originaire d’Italie où elle portait le nom de ‘’Broderie Renaissance’’.

White Embroidery - Chapter V - Encyclopedia of Needlework ...
Broderie renaissance tirée de l’Encyclopédie des ouvrages pour dames de Thérèse de Dillmont

Elle est caractérisée par des motifs classiques, souvent floraux, bordés de points festonnés et entourés de jours traversés par des brides.

Catherine de Médicis, d’origine italienne, entre à la cour de France lorsqu’elle épouse de Henri II en 1547 et amène avec elle l’art italien. Son fils, Louis XIII prend la succession du trône et son premier ministre, Richelieu (1585-1642), porte ostensiblement de la broderie blanche sur ses vêtements, au point de lui donner son nom.

Du XVème au XVIIème siècle, la broderie et la dentelle atteignent leur apogée. Elles font partie des signes extérieurs de richesse indispensables dont se parent la famille royale, l’Eglise, les hauts dignitaires et la grande bourgeoisie.
Elles étaient bien sûr fort coûteuses et certains étaient prêts à se ruiner pour leur ‘’image de marque’’.
Les pièces brodées et les dentelles étaient importées d’Italie mais Colbert, ministre de Louis XIV, veut empêcher la fuite des devises françaises à l’étranger et relancer l’industrie française. Il fait donc venir des brodeuses d’Italie afin de lancer un nouveau commerce sur le sol français et crée de nombreuses écoles et ateliers. Les couvents seront également de grands lieux d’enseignement.

Pour reconnaître une broderie Richelieu, il existe plusieurs indices infaillibles :

  • Il s’agit de broderie blanche, donc une broderie à fil blanc sur un tissu blanc
  • C’est une broderie à fils coupés où les formes sont libres et non soumises à la géométrie des fils de trame ou de chaîne comme dans les jours à fils tirés
  • Tous les bords des jours sont renforcés au point de feston
  • Ces jours sont reliés entre eux par des brides festonnées

La broderie Richelieu est donc indissociable du POINT DE FESTON.

Le point de Feston - Lana Créations Le Blog
Point de feston

Voici un gros plan sur lequel on voit distinctement le bord festonné avec ce petit bourrelet caractéristique et l’espace où le tissu a été découpé est agrémenté de brides également festonnées qui redonnent de la rigidité au tissu.

Voici un premier visuel avec l’ouvrage que je propose en cours pour aborder cette technique. Il s’agit d’une pochette brodée sur un tissu de lin avec du Broder Spécial n° 25. Il permet d’aborder tous les points techniques liés à la broderie Richelieu afin d’acquérir l’autonomie pour aborder ensuite le projet de votre choix dans cette technique.

Je vous propose quelques visuels de broderies Richelieu :

Modèle milieu du XXème siècle agrémenté de dentelle aux fuseaux au centre
Partie centrale d’un modèle publié dans la Broderie Lyonnaise dans les années 1910 et réalisée en couleur
Vêtement brodé

Nouveau sauvetage

Cette fois-ci, l’histoire se passe en cours.

Hélène a un joli chemisier brodé du commerce sur lequel le coiffeur a fait tomber une grosse goutte de produit dans le dos qui a créé une tâche de décoloration.

Elle l’a amené en cours pour discuter de son projet de broderie pour masquer la tâche. Chacune a proposé différentes solutions et le choix final appartient bien sûr à Hélène.

Voici une photo de la manche du chemisier qui a servi de base à la discussion :

Voici en résumé les différentes propositions concernant la broderie à faire sur la tâche :

Broderies ajourées : plus long et plus fragile mais en accord avec le style de manche

  • Broderie Richelieu : techniquement inadapté car en Richelieu on évide autour du motif
  • Broderie anglaise : les feuilles et les pétales sont trop grands
  • Broderie Cilaos : pourquoi pas, cela pourrait faire de jolis pétales
  • Broderie avec des grilles : c’est tout à fait faisable

Broderies non ajourées : plus solide

  • Broderie Cilaos : on peut la travailler sans découper le tissu
  • Plutôt que de faire des grilles ajourées, partir sur des grilles tissées ou du treillis
  • Broderie bretonne
  • Broderie traditionnelle

Comme toujours, heureusement, les copines ont plein d’idées et maintenant il faut choisir.

Laquelle est la meilleure ? Celle qu’Hélène choisira bien-sûr.

Elle a opté pour BRODERIE TRADITIONNELLE et TREILLIS.

Première étape : redessiner un motif en s’inspirant de la broderie de la manche. Elle a repris celui sur la gauche de la manche.

Deuxième étape : représenter la broderie choisie sur le dessin pour avoir une idée du rendu final.

Troisième étape : décalquer le dessin sur le chemisier

Quatrième étape : broder

Et voilà une tâche bien cachée. On l’aperçoit au milieu, entre la feuille et le pétale.

Mission accomplie, Hélène va pouvoir reporter sa chemise.

Vêtement brodé

Réparer la cata

Maintenant que le problème est , il faut songer aux solutions.

En cours, quand un problème de choix se pose à une élève, j’aime bien arrêter le cours, poser l’ouvrage au milieu de la table pour expliquer le problème à toutes les élèves et chacune apporte sa contribution.

Les copines sont neutres, elles n’ont pas la désagréable impression d’être en échec et, en plus, elles vont apporter plusieurs solutions. Bref, c’est tout bénef. Ca donne des idées aux copines pour leurs prochains  »malheurs » en broderie, ça soude le groupe et ça redonne de l’énergie à celle qui était dans l’impasse.

J’en ai donc parlé avec plusieurs copines. La meilleure réponse était :  »La prochaine fois, tu fais nettoyer au pressing ! » Promis, c’est enregistré.

Autres solutions :

  • Porter le chemisier tel quel
  • Recommencer toutes les feuilles en relief
  • Détacher toutes les feuilles du chemisier et faire un bourdon ou un point de feston
  • Festonner directement sur les feuilles sans les enlever

Je ne peux pas porter le chemisier tel quel car ce serait la honte de montrer une broderie dans cet état. D’un autre côté, recommencer à zéro toutes les feuilles à raison de trois heures en moyenne par feuille, je n’en ai pas le courage.

Reste la solution que je n’avais pas choisie au départ : festonner le bord des feuilles comme en broderie RICHELIEU.

Je ne pense pas que le fait de les enlever du chemisier me facilitera le travail donc je pars sur la dernière solution.

Par contre, il est évident que chaque feuille reste très fragile. Voilà qui amène de nouvelles contraintes :

  • Utiliser un fil très fin : le Sulky de Gutterman que j’avais déjà utilisé devrait faire l’affaire
  • Utiliser une aiguille la plus fine possible
  • Ne pas trop serrer les points
  • Ne surtout pas déchirer le tissu qui a servi de support
  • Insérer les points de feston dans les points de peintures à l’aiguille en respectant bien l’inclinaison des points

Il faut se lancer. C’est parti !

Pour une fois, cela veut dire travailler sur le doigt car impossible de placer un tambour. En plus, je dois faire attention à ne pas piquer dans le tissu du chemisier. Finalement, ce n’est pas toujours facile d’immobiliser la feuille et de faire des points de feston réguliers mais dans l’ensemble, cela reste faisable.

Après avoir terminé ma première feuille, il me faut prendre du recul et faire la part des choses. Certes, le travail n’est pas irréprochable mais quand je regarde le chemisier avec un mètre de recul, cela ne choque pas. Entre ça ou recommencer 29 feuilles à raison de trois heures par feuille, je vais me ranger au point de feston qui me demande 20 à 40 minutes par feuille.

Après quelques heures passées à festonner, voici le résultat :

Mission accomplie et chemisier réparé. Merci les copines pour les encouragements et les idées.

Vêtement brodé

Chronique d’une catastrophe annoncée

Vous souvenez-vous du  »Projet chemisier » ? Il consistait à faire un chemisier et surtout à le broder pour le porter à un mariage et j’ai régulièrement publié des articles au fur et à mesure de son avancement pendant plusieurs mois depuis septembre 2019 jusqu’en mars 2020.

Comme tout projet de création, cela soulève des questions, des doutes et du temps pour faire et refaire mais quand le projet aboutit enfin, c’est une source de grande satisfaction et, avant tout, cela est très formateur pour les futurs projets.

Le mariage était donc prévu pour avril 2019… Bien évidemment, je vous laisse deviner la suite… Corona oblige, il a été annulé.

J’ai finalement eu l’occasion de le porter pour les fêtes de fin d’année. L’occasion était trop belle !

Grand dilemme après les fêtes :

  • Dois-je ranger l’habit sans le nettoyer ? Bof, cette idée me déplait
  • Puis-je le laver en machine avec le programme laine ? J’ai peur du résultat
  • Puis-je le laver à la main ? Oui, si je fais très attention.

Et c’est comme ça que commence une catastrophe.

J’ai donc lavé le chemisier en prenant mille précautions pour ne pas le tordre, ne pas frotter mais laisser tremper, rincer en manipulant le moins possible puis le sécher bien ajusté sur un cintre. Et arrive le moment du repassage, sur l’envers bien sûr et sur une couverture.

Horreur, malheur, c’est la cata ! La broderie n’a pas supporté le lavage.

Le point de chainette travaillé au crochet de Lunéville pour renforcer mon serti était une mauvaise idée car pas assez solide. J’avais choisi cette solution car je la trouvais esthétique et plus rapide que le point de feston qui est la technique conventionnelle pour renforcer le bord du tissu avant de le découper. C’est le principe de base de la broderie RICHELIEU.

Le temps d’avaler la pilule, j’ai préféré oublier le chemisier. Une copine m’a donné la solution que je n’ai pas évoquée plus haut : quand on a un habit fragile, on va voir la dame du PRESSING !

Trop tard, je vais devoir réfléchir sérieusement au problème…

La colère et la déception sont mauvaises conseillères. Je vais donc essayer de trouver d’autres solutions que ma première idée : la poubelle !

Sites à visiter

Le Temps de Broder

Au décours de mes déambulations sur Internet et plus particulièrement sur Instagram, j’ai eu le plaisir de croiser des informations sur la broderie or.

Si l’histoire de cette technique vous intéresse et que l’article sur  »la broderie or au Moyen-Age » (ICI) vous a plu, alors n’hésitez pas à visiter le site :

https://www.letempsdebroder.com/

Ce superbe site se résume lui-même ainsi :

Conçu pour les brodeuses à l’aiguille agile, ce nouveau site vous propose des modèles de qualité à exécuter. Choisis avec soin, souvent traduits, ils viennent d’artistes du monde entier.

La variété des techniques, des thèmes, des influences permettra à chacune d’y trouver son bonheur, ou de faire de belles découvertes.

Les modèles sont accompagnés d’articles sur l’histoire de la broderie, ses techniques, son impact social, etc. Vous y trouvez aussi des portraits d’artistes ou d’associations et toute une liste d’actualités (livres, Salons, lieux de formation, etc.).

Parmi les articles concernant la broderie or, vous y retrouverez celui du mois de janvier dernier sur  »La vie de Saint Martin » et celui du mois de juillet « Opus teutonicum »… Et vous pourrez même y lire un article sur les aiguilles parmi tant d’autres sujets.

Pour celles qui cherchent de jolis modèles que l’on n’a pas vus et revus, je suis certaine que vous trouverez votre bonheur en visitant la rubrique  »Modèles » .

J’ai particulièrement aimé me balader dans la rubrique  »Portraits  » qui permet de découvrir des artistes pas forcément très connu(e)s mais qui pour autant réalisent de superbes broderies.

Je vous laisse le plaisir de découvrir « Le temps de broder » qui sera, j’en suis sûre, un agréable passe-temps entre deux moments de broderie.

Bonne lecture.

Matériel de broderie

Les différents types d’aiguille

Les tailles des aiguilles vont de 1 à 26.

Plus le numéro de l’aiguille est élevé, plus elle est fine.

Commençons par les aiguilles à bout pointu :

  • Aiguilles Patchwork : fines, courtes, à bout pointu et à chas rond.
    A utiliser pour le patchwork, le boutis
  • Aiguilles longues (sharp) ou demi-longues : fines, longues, à bout pointu et à chas rond
    A utiliser pour la couture ou la broderie (traditionnelle, broderie blanche, peinture à l’aiguille, …)
  • Aiguilles à perles : très fines et très longues
    A utiliser pour enfiler des perles
  • Aiguilles mode : très longues, à chas rond
    A utiliser pour faire des plis, travailler avec des perles, pour fabriquer des chapeaux, très utiles pour bâtir.
  • Aiguilles à repriser : longues, grosses, chas long
Aiguilles à bout pointu : aiguilles à courtes à patch, aiguilles longues, aiguilles très fines et longues pour les perles

Passons maintenant aux aiguilles à bout rond :

  • Aiguilles tapisserie sans pointe : aiguille grosse, à chas long et à bout rond
    A utiliser pour le canevas, pour le travail à laine
  • Aiguilles à broder : aiguille moyenne à chas long et à bout rond
    A utiliser pour le point de croix, le Hardanger et les ouvrages à point compté
  • Aiguilles ruban ou chenille : aiguille à chas très long
    A utiliser pour la broderie au ruban ou à la chenille
  • Aiguilles à bout rond et chas rond : Ce type d’aiguille est peu courant mais bien utile pour travailler les jours par exemple
Aiguilles à bout rond : aiguilles à tapisserie, aiguilles bout rond et chas rond, gros pieux pour la travailler la laine

Pour rédiger cet article et vous proposer ces deux photos, j’ai fouillé dans mes fournitures mais je vous recommande plutôt ce site qui offre un visuel de chaque type d’aiguille avec une explication sur son utilisation :

https://www.petitcitron.com/techniques-de-couture/les-aiguilles-a-coudre

J’espère que ce tour d’horizon vous permettra de choisir plus facilement l’aiguille adéquate pour vos ouvrages.