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LE BLOG DEMENAGE

Afin d’apporter des améliorations à ce blog, j’ai dû changer d’hébergeur et reconstruire un nouveau blog :

https://valbrode33.fr

Rassurez-vous, il ne changera pas énormément de configuration. Il vous apportera surtout une nouvelle fonctionnalité dans la page « Planning des cours » où vous trouverez un vrai calendrier des cours avec la possibilité de réserver votre cours en ligne.

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A très bientôt pour de nouveaux articles autour de la broderie et du fil et au plaisir de faire votre connaissance à l’Atelier de Saint Médard en Jalles.

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Broderie or·Broderie traditionnelle·Créer en broderie·Que faire de ses broderies ?·Vêtement brodé

Que faire des têtes de mort brodées ?

Choisir un thème de broderie pour l’année en cours, mission accomplie : nous avons trois belles têtes de mort brodées avec des techniques de broderie différentes.

J’ai pris beaucoup de plaisir à mener ce projet qui comportait toutes les phases depuis le travail du dessin jusqu’à la broderie en passant par la mise en couleur. C’était à la fois un projet complet, diversifié et très agréable à broder… Carton plein !…

J’ai été surprise de voir évoluer mes préférences et celles de mon entourage car le dessin plébiscité, vide puis mis en couleur, était celui du centre et, une fois la broderie finie, c’est la tête de mort du centre qui a eu le moins de succès.

Carton plein !… Pas tout à fait car j’aimerais bien en faire quelque chose de ces broderies et, pour une fois, je n’y ai pas réfléchi avant. Aie !

Je vous remets la photo des broderies finies. Vous allez tout de suite comprendre le problème.

J’ai peu de tissu autour de chaque broderie. Qui plus est, le tissu noir est de la popeline, ce qui veut dire que c’est un tissu très léger qui doit être associé à un autre tissu plus rigide.

Conclusion, la broderie devra être un élément intégré à l’objet fini.

Les sacs restent une valeur sûre qui me plait car les formes et les variations à y apporter sont infinies. Deuxième idée (et demande offerte avec plaisir) : appliquer la broderie sur une veste en jean. Voilà deux projets faciles à mettre en oeuvre pour finaliser ce projet dans le plaisir.

On rajoute quelques heures de coutures pour faire le sac (oui, je sais, il me faut du temps mais le principal est d’arriver au bout) et, pour le blouson, il suffit de travailler la broderie en appliqué… Et la tête de mort du centre ? Et bien, elle sert de sampler en cours de broderie débutant.

Et voilà le résultat :

Broderie or·Broderie traditionnelle·Créer en broderie

Une broderie mortelle

L’idée du projet vous la connaissez : broder des têtes de mort avec plusieurs propositions de dessins, différentes techniques de broderie et différents projets au niveau des couleurs.

Bon, il y a un moment où il faut se lancer. Aujourd’hui, on prend l’aiguille et on brode.

Pour commencer, jetons un oeil !

Comme tissu, j’ai finalement opté pour une popeline noire qui est une toile de coton assez légère, très serrée. Qui dit toile légère dit qu’elle est facile à broder mais aussi que ce n’est peut-être pas le tissu idéal pour en faire directement un vêtement ou un sac car forcément c’est un tissu qui a peu de tenue. Par contre, il est idéal pour l’appliquer sur un autre tissu.

Le fait de choisir un tissu noir a pour inconvénient la décalque mais il y a des solutions et surtout l’avantage est de pouvoir choisir des couleurs lumineuses.

Pour la tête de mort en broderie traditionnelle, le jeu est d’utiliser un maximum de points de broderie, ce qui est en fait un projet extrêmement agréable à travailler et le but est de trouver le point qui va donner le rendu souhaité par rapport au dessin. C’est aussi un excellent apprentissage pour les personnes qui débutent en broderie. Il me semble avoir utilisé environ 25 points différents. Bref, je me suis éclatée !

Pour le projet broderie or, j’aurais dû utiliser de la cannetille et du jaseron qui sont emblématiques de cette technique (si vous avez oublié ce que c’est, vous pouvez jeter un oeil ICI). Petit problème, ces matériaux sont très fragiles, ont besoin de supports relativement rigides car ils n’apprécient pas du tout d’être manipulés et encore moins pliés. Ils n’aiment pas non plus le lavage.

Qu’à cela ne tienne, j’ai choisi des fournitures très basiques telles que du fil or et argent DMC et Madeira, des perles de rocaille, des cuvettes et des tubes que l’on trouve dans le commerce. Exit toutes les fournitures couteuses et trop fragiles. Par contre, au niveau de la technique, j’ai utilisé des points spécifiques tels que le point de Boulogne, la pose des cuvettes en écailles, la pose de perles au point arrière, … Là aussi, c’est un projet très simple et agréable pour aborder les prémices de la broderie or… Du coup, la broderie pourra être utilisée pour un projet tel qu’un sac ou sur un vêtement.

Et puis, tant qu’on est lancé, pourquoi pas en tenter une de plus ? Alors c’est parti pour un nouveau dessin basé sur les signes ésotériques. Pour la technique, on remplace l’aiguille par le crochet et on travaille tout au point de Beauvais avec du fil à coudre.

Le tissu tendu sur le métier est quasiment rempli, il est temps de s’arrêter avec les têtes de mort.

De gauche à droite, je vous présente : La tête de mort au point de Beauvais réalisée au crochet, au milieu celle en broderie traditionnelle et enfin celle en broderie or. Entretemps, s’est glissé un impératif pour créer une broche en peinture à l’aiguille au fil de soie mais ce n’est pas gênant puisque tout devra être découpé !

Et quand on a récupéré les broderies après avoir détendu le métier, on en fait quoi ?

Expo et sorties

EXPOSITION L.C.J.

Les LOISIRS CREATIFS DES JALLES exposeront le travail des différents ateliers les samedi 20 novembre et dimanche 21 novembre à l’espace Jacques Brel à Saint Médard en Jalles (au fond du parking de Brico Leclerc).

Broderie or·Broderie traditionnelle·Couleur

Mise en couleur

Nous voilà à la troisième étape de notre projet Tête de Mort ( Pour revoir l’étape 1, c’est ICI, étape 2 LA) :

La mise en couleur.

Nous l’avions déjà abordée en parlant de la broderie des kamons. Ce sujet reste délicat car il demande des connaissances en peinture et est totalement subjectif en fonction du ressenti de chacun.

Avant de réfléchir aux couleurs sur la feuille blanche, il faut choisir sur quel tissu sera exécutée la broderie. De quelle couleur sera-t-il ?

Blanc ? Ok, vous pouvez colorier directement sur votre feuille blanche et vous verrez le vrai rendu de vos couleurs. A priori, vous choisirez plutôt des couleurs foncées pour qu’elles ressortent.

Noir ? Dans ce cas, prenez votre tissu ou un papier noir et posez vos couleurs dessus. Le fil blanc et les couleurs pastelles deviennent éclatantes ainsi que les couleurs un peu flashy du genre vert pomme, bleu turquoise, …

Soit vous avez une feuille papier de la couleur de votre tissu sur laquelle vous recopiez votre dessin puis vous coloriez avec les couleurs choisies. Cette méthode permet de visualiser le rendu définitif. Cependant, colorier sur une feuille noire est mission quasi impossible car les crayons ne marquent pas. Qu’à cela ne tienne, choisissez vos couleurs qui vont sur le noir, coloriez sur feuille blanche puis coloriez votre fond en noir pour avoir le vrai rendu.

Deuxième question : combien de couleurs choisir ?

En général, je pars sur une base de trois couleurs, ce qui me permet d’exploiter la roue des couleurs en traçant un triangle.

En l’occurrence, pour la tête de mort en broderie traditionnelle sur le thème de la nature, je suis partie sur :

1) rouge / violet, 2) jaune / vert pâle 3) vert moyen / vert foncé.

Ensuite, rien ne vous empêche, dans la gamme des rouges par exemple, de partir sur des dégradés dans la même gamme de ton. Ainsi, vous respectez votre triangle de couleurs tout en l’enrichissant.

Voilà le résultat de mon coloriage pour la tête de mort en broderie traditionnelle. Bien-sûr, vous pouvez tester plusieurs gammes de couleurs avant de choisir votre projet définitif.

Pour la tête de mort en broderie or, le choix des couleurs est vite fait : or, argent, bronze. En couleur de fond, ma première idée était un tissu pâle légèrement rosé.

Maintenant que la mise en couleur est faite, sentez-vous la bonne odeur de la broderie approcher ?

Jours·Jours de Cilaos

Broderie de Cilaos

Avant de publier le prochain article sur la mise en couleur des têtes de mort, je voudrais vous parler de la broderie de Cilaos.

Pourquoi ? Je vous propose un stage sur cette technique très prochainement.

Stage de broderie de Cilaos niveau I
Vendredi 29 octobre et samedi 30 octobre de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h00
A l’Atelier broderie de Valérie, 19A, rue Jean-Jacques Rousseau à Saint Médard en Jalles

Revenons à Cilaos. C’est d’abord un lieu touristique sur l’Ile de la Réunion, un très joli cirque perché dans les montagnes.

Les brodeuses, elles, connaissent les jours de Cilaos… Allez, on fait un peu d’histoire.

Les jours de Cilaos sont nés à grâce à Angèle Mac-Auliffe. Elle s’installe sur l’Ile de la Réunion en 1897 à l’âge de 20 ans avec son père qui y est nommé médecin.

Elle apprend à broder avec les publications de la Bibliothèque D.M.C. et créée ses propres jours. Elle installe son petit atelier en 1900, transmet son savoir à quelques femmes et forme un groupe d’ajoureuses.

Lorsqu’elle meurt en 1908, les sœurs du couvent continuent à former des élèves et le savoir se transmet aussi de mères à filles.

En 1983, l’association pour la promotion de la dentelle de Cilaos est créée dans le but  de sauvegarder et de développer la technique des « jours de Cilaos ».

En 1984, la maison de la broderie de Cilaos voit le jour.

En pratique, les jours de Cilaos sont des jours carrés où le tissu a été coupé. Ils sont séparés par des faisceaux de fils du tissu. A l’intérieur de chaque carré évidé, des fils qui se croisent au centre sont lancés puis rebrodés au point de reprise. Les motifs rebrodés sont inspirés de la nature : fleurs, papillon, spirale). Le pourtour des carrés est brodé au point de feston.

Lors de ce stage, vous apprendrez à tirer les fils et à couper le tissu, à lancer les fils de rebrode sur un motif à 8 fils, le point de reprise, le point de feston et la finition de l’ouvrage.

Matériel fourni : tissu 14 fils / cm, fil à dentelle n° 80, aiguille, support de cours
Matériel prêté : tambour
Matériel à amener : ciseaux de broderie, aiguilles, crayon, papier,
A prévoir : panier repas

Prix du stage : 130 euros (deux jours de cours + matériel fourni)

Il reste trois places d’inscription

Broderie or·Broderie traditionnelle·Créer en broderie

Un dessin, une technique de broderie

Avant de reprendre le fil de notre pensée concernant les têtes de mort, je voudrais chaleureusement remercier toutes celles et ceux qui ont participé pour que l’atelier prenne vie, pour que mon rêve devienne réalité. Merci aussi à toutes les personnes qui sont passées pour me soutenir ou sont venues découvrir l’atelier lors des portes ouvertes, le 25 septembre.

Les cours ont maintenant démarré et j’espère qu’ils apporteront à chaque élève le plaisir d’entrer dans le monde de la broderie, de la dentelle aux fuseaux ou de la couture.

Revenons à nos têtes de mort. Avez-vous des idées pour les remplir ?

Deux solutions :

  • Soit vous dessinez ce qui vous vient à l’esprit et, en fonction du style de dessin, vous choisissez une technique de broderie.

Prenons un exemple :

Pour le premier essai, j’ai commencé par dessiner de petits éléments tels que feuilles, fleurs, insectes, … Mon but était de jouer sur le répertoire de la nature et de composer un dessin équilibré soulignant les grandes lignes du crâne.

Une fois la première ébauche finie, je me suis demandée quelle serait la technique la plus adaptée pour remplir toutes ces petites formes :

La broderie traditionnelle

Avantages : Jouer avec les couleurs – Une grande variété de points qui offre de multiples possibilités – Agréable à travailler – Proposer une approche de la broderie traditionnelle plus moderne aux élèves.

  • Soit vous avez déjà choisi votre type de broderie et, dans ce cas, votre dessin doit être dans le style de la broderie.

Partir sur un deuxième projet, signifie se renouveler en oubliant totalement son premier dessin. Dommage, je commençais à rentrer dans ma zone de confort ! Pour ne pas être tentée de reprendre les mêmes idées, j’ai donc préféré choisir d’abord ma technique de broderie :

LA BRODERIE OR

Qui dit broderie or, dit couleurs or, argent ou cuivre, dit perles, tubes et paillettes, dit fils métal épais (ou simili), dit point de Boulogne.

Il devient évident que mon dessin ne pourra pas ressembler au précédent même s’il n’est pas interdit de placer un petit point de broderie traditionnelle par-ci par-là.

Une fois que l’on tient l’idée, que la première ébauche a pris forme, le dessin n’est pas terminé pour autant.

Est-il équilibré ? Met-il en valeur les lignes du crâne ? Voyez-vous quel point va le mieux remplir chaque forme ?

Personnellement, je préfère laisser traîner le dessin sur un coin de la table. Cela me permet d’y jeter un coup d’oeil de temps en temps et de prendre du recul. Je vois alors des défauts qui m’obligent à recomposer le dessin. Quand il me semble correct, je demande l’avis de mes proches qui remettent souvent en cause certaines parties de la composition… Et c’est reparti pour un tour de gomme.

A gauche, modèle broderie traditionnelle – A droite, modèle broderie or

Sur le modèle de gauche, la feuille à côté de l’oeil est plus foncée car modifiée après coup pour mieux respecter les courbes du crâne. J’ai commencé à dessiner les points de broderie au niveau des branches. Pour les feuilles, il existe des points adaptés et les ronds symbolisent des fleurs qui seront également travaillées de différentes manières. Pour les yeux et le nez, je sens venir le point de Boulogne.

Sur le modèle de droite, je vois déjà les poses de perles, de paillettes, de tubes, le point de Boulogne sur les grandes lignes.

D’accord, ça prend du temps. Etre dans le doute, avancer, reculer : la position est inconfortable et puis on se dit qu’on est nul. Et bien non. Tous les artistes ou artisans avec qui j’en ai discuté m’ont raconté leurs doutes, leur quête, cette zone de l’inconfort qui est difficile à supporter mais sans laquelle on n’avance pas. Ca fait toujours du bien de comprendre qu’on n’est pas seule à galérer.

Et il y a un moment aussi où il faut se dire que cette fois-ci le dessin est achevé.

Chouette, on va passer à la mise en couleur. Pour cela, je fais plusieurs photocopies du dessin au crayon à papier.

Cours et stages de broderie

Portes ouvertes

C’est avec plaisir que je vous invite aux

PORTES OUVERTES
de l’Atelier de broderie de Valérie

Samedi 25 Septembre de 10 heures à 19 heures

Après plusieurs mois de durs travaux, j’ai enfin pu concrétiser la mise à disposition d’un local que j’aurai l’honneur d’inaugurer le 25 septembre.

L’atelier est situé au 19A, rue Jean-Jacques Rousseau – 33160 SAINT MEDARD EN JALLES

Bus N° 3 (Issac), arrêt Gare Routière. En voiture, se garer à la gare routière ou au parking du cimetière Balanguey. (07.81.51.81.35 si vous avez besoin d’aide).  

Ces portes ouvertes seront l’occasion de découvrir les cours de broderie, de couture et de dentelle au fuseaux.

Des ateliers découverte gratuits seront proposés en dentelle aux fuseaux et en broderie.

Les cours débuteront à partir du 27 septembre.  

Vous trouverez le planning des cours dans la plage « Planning des cours » et toutes les infos utiles dans la page « Construisez votre projet« .

Je vous remercie de diffuser l’information autour de vous.  

C’est avec grand plaisir que je vous recevrai à l’Atelier… Les têtes de mort qui seront le thème de l’année trôneront au mur.

Créer en broderie

Une année, un thème

« Et maintenant, je fais quoi ? »

C’est la question rituelle quand un projet arrive à son terme, qu’on est accro à la broderie et qu’on pense déjà au suivant.  

Quel est votre cheminement pour mettre en place un nouveau projet ? Comment trouvez-vous de nouvelles idées ?  

Le chemin le plus simple est l’ouvrage qui sommeille au fond d’un tiroir. Vous savez, le kit sur lequel vous avez flashé lors de votre dernière expo et que vous n’avez pas encore eu le temps de travailler.

 Cependant, créer son ouvrage reste très formateur et gratifiant, surtout à la fin quand on a enfin répondu à toutes les questions que cela engendre.  

Personnellement, je fonctionne souvent ainsi :  

  • 1ère solution : Envie de travailler une technique –> Recherche et travail d’un dessin adapté à la technique –> Mise en patron de l’objet fini qui mettra en valeur la broderie –> Broderie
  • 2ème solution : Idée de l’objet fini –> Mise en patron de l’objet fini –> Définition de l’emplacement et de la grandeur de la broderie –> Travail du dessin –> Recherche de la technique la plus adaptée au dessin –> Broderie
  • 3ème solution : Flasher sur un dessin, une peinture ou une photo –> Travail du dessin –> Recherche de la technique la plus adaptée au dessin –> Recherche et mise en patron de l’objet fini qui mettra en valeur la broderie –> Broderie.  

Pour le projet dont je vais vous parler, je suis plutôt partie avec une nouvelle idée :   choisir un thème pour l’année à venir.

Les têtes de mort mexicaines

Elles sont très à la mode, les jeunes les adorent tandis que les moins jeunes demeurent plus sceptiques.

Comme d’habitude, je suis allée chercher des modèles dans internet. Ils ne m’appartiennent absolument pas et sont le départ de ma réflexion.

L’étape suivante est de travailler à partir des silhouettes de ces crânes sur une feuille de papier en adaptant le dessin à la technique de broderie. Quand le remplissage au crayon à papier est achevé, il reste à poser les couleurs.

Je vous propose de tenter l’expérience de la même façon que je le propose en cours aux élèves. Il s’agit avant tout d’un défi et d’un divertissement personnel.  Si vous le souhaitez, c’est avec plaisir que je publierai vos propositions de dessin lors de la prochaine publication.

Maintenant que vous avez compris le style, éteignez votre ordinateur et travaillez votre propre dessin.

A vous de jouer. Et si le coeur vous en dit, proposez plusieurs dessins.    

Matériel de broderie·Non classé

Réclame ?

Réclame, voilà un mot qui a disparu de notre vocabulaire.

Au cas où une personne de moins de 40 ans lirait cet article, je vous donne la définition du Petit Larousse : « Réclame : Petit article inséré à titre onéreux dans un journal, une publication, faisant l’éloge d’un produit. Synonyme vieilli de publicité.

Tout ça, c’est bien mais il faut tout de même que je vous raconte le pourquoi de ce titre.

Tout commence par la broderie sur laquelle je travaille actuellement : une broche en stumpwork (en 3D si vous préférez) qui représente une fleur travaillée en peinture à l’aiguille avec des fils de soie.

Comme je ne travaille pas souvent au fil de soie, j’ai fouillé dans mes reliques que j’ai récupérées à droite et à gauche… et c’est parti !

Ayant utilisé tout le fil bleu foncé, apparaît la carte avec le nom de l’entreprise qui le commercialisait et un petit laïus.

Et ce laïus m’a tellement interpellée que j’ai eu envie de le partager.

Voilà au moins un message on ne peut plus clair. Cela m’a fait penser au style Arlette LAGUILLER ou Valérie LEMERCIER dans « On ne vous dit pas tout ! ».

Du coup, j’ai voulu en savoir plus sur les fils de soie Au Tailleur et j’ai eu une superbe surprise : l’article publié par « Ouvrages de Dames » au sujet de cette marque de fils de soie. Il est aussi complet qu’intéressant et c’est la seule référence que j’ai trouvée sur ce sujet. Voici le lien pour lire l’article dans son intégralité, il en vaut vraiment le coup :

http://ouvragesdedames.canalblog.com/archives/2018/06/10/36382830.html

Pour les fils de soie anciens, le coeur du problème est de savoir si l’on avait à faire à un fil de soie sans charge (ou encore soie non chargée) ?

En résumé, la soie a la propriété d’absorber facilement la plupart des sels métalliques et, dans les cas extrêmes, on est allé jusqu’à 400 % de charge, ce qui signifie que le teinturier pouvait produire 500 kilos de soie noire avec 100 kilos de soie grège ! Mais bien sûr, les qualités de la soie s’en trouvaient détériorées et sa solidité grandement affaiblie.

Voilà pourquoi Monsieur Vaquez-Fessart met en avant le métrage autant que le poids de son produit et insiste tant sur le fait que sa soie n’est pas chargée.

Après avoir lu ce message pour la première fois, j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une publicité déguisée ou plutôt d’une réclame de l’époque car le but est bien de mettre en avant la supériorité du fil Au Tailleur face aux concurrents mais, au fil de mes recherches, je n’en suis plus si sûre.

Et vous, que diriez-vous ? Réclame ou avertissement bienveillant au consommateur ?

A titre de comparaison, voici la carte des laines St Pierre. Vu la similitude des cartes, je suppose qu’elles datent de la même époque mais je suis incapable de donner plus de précision. Entre les deux guerres peut-être ? Je serais ravie d’en savoir plus si vous avez des infos.

Dans mon élan, j’ai également ressorti les autres cartes de soie ancienne pour savoir si l’on retrouve un message similaire de la carte Au Tailleur…

Tout d’abord, j’ai été surprise par le nombre de marques. Oserais-je émettre un doute quant aux bienfaits de la mondialisation ?

Ensuite, et bien non, pas de mise en garde semblable. Pour les autres marques, je n’ai aucun doute, il s’agit bien de réclame vantant le côté LAVABLE, la TEINTURE LEGERE INALTERABLE, la QUALITE EXTRA LEGERE, la QUALITE SUBLIME.

Finalement, hier, on faisait de la réclame, aujourd’hui, on fait de la pub. Certes le style a radicalement changé mais je reste épatée par la variété de l’offre française. Cela sous-entend aussi un grand panel de brodeuses. Alors à vos aiguilles !